Les influences de Maurice Balme paraissent évidentes : la peinture flamande, Rembrandt (pour la lumière), Turner, Bacon, Wols.


Au fil des années, il a orienté son travail vers ce qu’il appelle, avec une certaine ironie, le « joli inachevé ». La technique n’a de sens pour lui que dans la mesure où sa maîtrise permet un mélange des extrêmes : celui d’une peinture très léchée, à la frontière de la représentation académique, et d’ajouts de matières en trompe-l’œil (traits, coulures, symboles…) qui, tout en « humanisant » l’ensemble, participent à un travail systématique d’ «autodestruction».
C’est cette volonté de ne pas se complaire dans l’acte de «faire des rubans», en cassant ce qui est trop lisse, trop «confortable», qui caractérise le plus son travail ces dernières années.
Le résultat est déroutant, pour ne pas dire dérangeant. Les personnages auxquels Maurice Balme donne vie paraissent être extraits de tout contexte réel : rarement représentés dans leur intégralité et le plus souvent peints sur des fonds sombres et inachevés, ils évoquent clairement des fantômes, des icônes ou des divinités…
La représentation du corps de ces «apparitions» est par ailleurs souvent déchirante : frontale, sans réel travail sur la perspective ou sur le mouvement, elle nous confronte immédiatement à quelque chose de fort et de violent.

Maurice Balme : 51 avenue de Chabeuil 26000 Valence - 06 20 11 54 61