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Maurice Balme
aime travailler les séries, qui lui permettent «
d’épuiser le sujet sans s’épuiser lui-même
». A partir de supports identiques, il compose un ensemble
au travers duquel il exprime ses émotions, ses sensations,
à l’infini… jusqu’à ce qu’il
décide qu’il en a exploré toutes les zones.
De cet ensemble, émane une force singulière : en
choisissant de ne pas figer les idées sur un tableau unique,
il crée un dialogue entre les compositions d’une
même série, qui se répondent mutuellement
par l’usage de couleurs et de découpages scénographiques
similaires.
D’une série à l’autre on peut lire une
même fascination évidente pour le corps et un même
travail sur le sensible : en mêlant les notions contradictoires
de « trash » et de sensualité, « de boucherie
et de bijouterie », il pousse l’idée d’exprimer
l’intensité émotionnelle à son paroxysme.
A ce jour, 3 grandes séries composent l’œuvre
de Maurice Balme: les triptyques, les « Gros » et
les personnages anatomiques.
Depuis quelques années, il travaille sur la notion de «
carnage interne », l’idée universelle de souffrance.
La douleur ne se mesurant pas, le sujet est inépuisable…
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